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05 février 2010

La cohabitation vacille entre le président Bouteflika et les militaires de la Direction du renseignement et de la sécurité.

La cohabitation vacille entre le président Bouteflika et les militaires de la Direction du renseignement et de la sécurité.:
"Alors pourquoi cette déclaration de guerre et pourquoi aujourd’hui ? Ces derniers temps, Boutef a franchi une double ligne jaune. D’abord, le chef de l’état a mis en avant son frère Said, conseiller la Présidence, comme un successeur possible. ' C’était oublier, commente un diplomate français, qui l’a fait Roi '."

Les Chroniques du [CyberKabyle].

01 février 2010

Palestine : Gaza instrumentalisée

Palestine : Gaza instrumentalisée

Un bloger palestinien parle de l'instrumentalisation de Gaza ... Et il n'aborde qu'une partie du problème ...  A cela il faut ajouter l'instrumentalisation faites par tout les pays, a tord qualifiés d'arabes,  de la soit disante "cause" palestinienne ... Les détournements de fonds de l'aide occidentale par Arafat ...

 Gaza est un endroit de vaines paroles et de grandiloquence. Personne ne la comprend. C'est le terrain de jeu de dizaines d'équipes et de centaines d'attaquants et de défenseurs, mais sans règles. Tout est devenu complètement embrouillé et chaotique, comme un tableau surréaliste que même Picasso ou Salvador Dali ne sauraient déchiffrer.

Les tunnels sont creusés pour amener en contrebande des biens depuis l”Egypte vers Gaza…et, alors que ceci est une affaire d'achat et de vente opérée au grand jour sous les yeux des autorités à Gaza et en Egypte, on continuer à l'appeler “contrebande” pour que les deux parties en profitent à leurs propres fins – de sorte que le gouvernement de Gaza puisse vivre aux crochets de ses pauvres nourrissant leurs enfants de lait de contrebande, et pour fournir à l'Egypte un prétexte à la protection de sa sécurité nationale et de ses frontières contre les dangers de la contrebande...


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CAN : La Tribune Algérie, reine de la mesure | SO FOOT.

CAN : La Tribune Algérie, reine de la mesure | SO FOOT.

Après la défaite de l'algérie contre l'égypte en demi finale de la CAN,  la presse locale n’a pas peur de l’exagération, comme le prouve un article de La Tribune.

01 novembre 2009

Sortie de l'album "Amachal" du groupe touarègue Toumast

Deuxième album, du groupe blues/Rock/Groove Toumast intitulé "Amachal".

Des morceaux de l'album sont en écoute sur myspace du groupe.
Groupe : Toumast
Album : Amachal 
Sortie : 26 octobre 2009.
Label :  Village vert - Greeen United Music

Tracklist
  1.  Ibliss - 4'29"
  2. Hair-Tombouktou - 4'07"
  3. Azaman - 2'41"
  4. Timhrithin - 4'02"
  5. Awala Ounhoun de Tarbiyat - 5'58"
  6. Akal Daalin - 4'06"
  7. Nimanghran - 3'51"
  8. Baba - 4'49"
  9. Aitma - 4'12"
  10. Arawen - 3'43"
  11. Ami - 3'35"
  12. You Got Me Floatin' de Jimi Hendrix - 3'28"
  13. Tezartekma - 6'19" 
Formation
  • Moussa Ag Keyna : guitare et chant
  • Aminatou Goumar : chant
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22 août 2009

Podcast Imidiwan #1 Aout 2009

Imidiwan #1 - septembre 2009

Avec Tinariwen, Malouma, Mariem Hassan, Terakaft, Khaira Arby, Tarzagh Benomar, Tiwitine, Steve Shehan & Baly Othmani...






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04 juillet 2009

Tinariwen Annonce son Nouvel Album Imidiwen (compagnons)



Les Tinariwen ont annoncé la sortie d'un nouvel album, Imidiwan: Compagnons, le lundi 29e Juin 2009, chez le label "Independiente Record".


L'album de 13 pistes, produit par Jean-Paul Romann, qui avait déjà travaillé avec Tinariwen sur leur premier album, "The Radio Tisdas Sessions" en 2001, a été enregistré à Tessalit, le village malien d'origine des membres du groupe de Ibrahim Ag Alhabib et Hassan Ag Touhami.



Voici le tracklisting complet de l'album :

Imidiwan Afrik Tendam
Lulla
Tenhert
Enseqi Ehad Didagh
Tahult In
Tamodjerazt Assis
Intitlayaghen
Imazaghen N Adagh
Chegret
Kel Tamashek
Assuf Ag Assuf
Chabiba
Ere Tesfata Adounia

Imidiwan: Compagnons, est le quatrième album du groupe et il possède tous les éléments qui les ont rendu si attractifs aux oreilles occidentales: de la simplicité brute, la beauté mélodique, des chansons allant de la poésie épique et universel à l'intime et personnelle.

L'album s'ouvre avec "Imidiwan Afrik Tendam", une sorte d'hymne aux amis, compagnons et compagnons de route, qui ont souffert et triomphé avec Tinariwen durant leur voyage épique.

Tinariwen c'est dabord l'histoire de trente ans de musique. Tinariwen c'est d'abord un collectif de musiciens Touareg regroupés autour de Ibrahim Ag Alhabib, qui, bien que né au Mali, a grandi dans les camps de réfugiés près de la frontière malienne, en Algérie et plus tard dans le sud de la ville algérienne de Tamanrasset à la suite de la persécution du peuple Touareg par le nouveau gouvernement du Mali indépendant, au début des années 1960.

Tinariwen c'est aussi la fusion, à la fin des années 1970 de la musique traditionnelle Touareg et du rock-pop occidental d'artistes comme Hendrix, Santana, Bob Marley et Led Zeppelin. Le collectif progressivement construit sa réputation à l'intérieur et autour du désert du Sahara.

Les Chroniques du [CyberKabyle].

19 avril 2009

Malika Domrane : Portrait de la diva militante kabyle



En bruit de fonds, les voix se mêlent et les verres s’entrechoquent dans ce café kabyle de Paris. Une télévision braille dans un coin des extraits de matches football et des informations venues d’Algérie. Koceïla, le serveur, s’affaire à porter ses plateaux. Nous prenons place sur deux banquettes presques masquées par des plantes vertes. Devant nous se tient Malika Domrane, chapeau de cow-boy sur sa chevelure blonde. L’entretien commence. Les yeux demi-clos, comme par pudeur, comme pour s’extirper de cet environnement qui rappelle trop son exil, la chanteuse-militante parle. Replongeant dans ses racines, son enfance kabyle. Revivant les heures sombres des années 1970-80, lorsque chanter en kabyle était considéré par l’Etat policier comme un crime. Exprimant son désarroi face aux meurtres de Matoub et des autres, artistes, intellectuels ou jeunes manifestants de 2001. Si, face aux difficultés de la cause et aux petitesses de certains, Malika Domrane semble parfois triste ou abattue, elle n’en reste pas moins foncièrement une combattante. Depuis toujours, kabylité et droits des femmes sont ses moteurs. Portrait d’une femme libre.

Comme Mouloud Feraoun, Malika est née à Tizi Hibel, un village si haut que l’on pourrait presque y toucher les cieux. Adolescente, elle chante en kabyle dans la chorale du lycée « Fatma N’Soumer » : la chorale du « Djurjdura », qui obtiendra de nombreux prix. Plus qu’une simple chanteuse, Malika est déjà l’âme de la chorale. C’est souvent elle qui sélectionne les thèmes et écrit les paroles, parfois durant les cours d’arabe qui ne l’intéresse pas du tout. A ce sujet Malika écrira même un petit poème « Ta ?rabt ur t b ?i ? ara », ce qui signifie littéralement « la [langue] arabe je n’en veux pas ». Elle se distingue au Festival panafricain d’Alger en 1969 et compose, à quinze ans, le premier titre qui va la faire connaître, Tirga Temzi (Rêves d’adolescence). Très tôt sensibilisé au courant culturaliste "berbériste", elle fait la connaissance de la célèbre diva Taos Amrouche de passage pour enterrer sa mère et elle entretient une correspondance assidue avec l’Académie Berbère de Paris et l’écrivain-anthropologue Mouloud Mammeri qui n’hésitera pas à envoyer vers elle les chercheurs français, anglais et japonais enquêtant sur la Kabylie.

Lorsque le colonel-Président Boumediene, l’homme qui a généralisé l’arabisation en Algérie, visite la Kabylie, elle refuse de participer à la mise en scène de sa tournée. Cette visite avait une grande force symbolique. Elle devait montrer un « Raïs » triomphant en plein cœur de l’irréductible Kabylie. Ainsi une mise en scène avait été mise en place pour représenter le dictateur Boumediene comme une sorte de « Père bien-aimé de la nation », adulé par « son » peuple, y compris les Kabyles. Moment-clef de sa visite à Tizi-Ouzou, Malika Domrane, en tant que conductrice de la célèbre chorale locale, devait offrir au Président un burnous blanc, vêtement kabyle typique. Ce geste symbolisait de façon assez évident la soumission et l’allégeance du peuple kabyle au régime d’Alger. Bien que pressée de s’accomplir de la tâche par tous les officiels de la région, Malika refusa catégoriquement de remettre le fameux « burnous blanc » au colonel-Président. A sa place, c’est un ex-moudjahid kabyle qui s’en chargea, troquant ainsi son honneur contre quelques faveurs. Elle ajoute « Même chez nous, nous ne sommes pas chez nous » pour expliquer son refus.






« Tsuha » un texte aux multiples facettes.





Suite à ses premiers succès avec la chorale du Djurjdura, elle est repérée dans les années 1970 par un producteur parisien. L’objectif de ce producteur est assez novateur pour l’époque : cibler les jeunes Kabyles, et créer de toute pièce un duo : Sofiane, "beau garçon" apprécié des adolescentes kabyles et Malika Domrane.

Malika nous indique que « cette période s’est révélée particulièrement novatrice pour la musique kabyle avec l’abandon du ‘quart de temps’ oriental pour l’adoption du rythme ‘4/4’ occidental ». Ce mouvement sera popularisé par des groupes et chanteurs tels que les Syphax, les Abranis, Idir, Djamal Allam...

Le premier album du duo, sorti en 1979, est un succès immédiat, grâce entre autre au tube Tsuha (mugr ? Bubret i bubed taculet) écrit et interprété par Malika Domrane, Sofiane étant relégué au rang de choriste. Pourtant, sur l’album, seul le portait et le nom de Sofiane apparaissent. Les textes de cet album révèlent déjà toute la finesse et la subtilité de Malika. Par exemple Tsuha est une merveille de texte aux multiples sens. Cette chanson peut être comprise comme une simple sauteuse, une comptine pour enfants entraînante et gaie, comme en chantent toutes les mamans à leurs bébés en Kabylie. Mais en réalité elle recèle bien des sens cachés. Ainsi dans la chanson elle cite « Bubret », pronociation kabylisée du colonel Beauprêtre qui a saccagé la Kabylie lors de la colonisation des années 1850-60. Au-delà du personnage historique, Bubret est devenu en Kabylie une sorte d’équivalent du Père Fouettard, utilisé pour faire peur aux enfants qui ne sont pas sages. Cette autre lecture fait donc apparaitre cette chanson comme un hymne à la lutte contre la colonisation. Mais il existe encore un troisième sens caché dans cette chanson. Dans le contexte de l’époque, quand elle chante « Mugragh Bubrit -j’ai croisé Boubrit / anda tudid a Bubret ? - » c’est évidemment du Colonel Boumediène qu’elle parle. Et elle ajoute « Hader atu Tirrugza ». « Tirrugza » c’est la valeur masculine par excellence, une sorte de courage viril. Avec cette troisième lecture, ce que l’on découvre c’est une critique de l’accueil qui a été fait à Boumediene par certains Kabyles, sans Nif (dignité) et sans Tirrugza (virilité).

Ce duo restera cependant sans lendemain, car les personnalités de Sofiane, jeune « beur » adepte des boîtes de nuit et Malika, militante engagée, sont trop éloignées.

L’hôpital psychiatrique de Tizi-ouzou.

C’est durant les 8 années qu’elle a passées à l’hôpital psychiatrique de Tizi-Ouzou en tant qu’infirmière, auprès des femmes internées, que Malika Domrane a vraiment saisi l’âme Kabyle. Elle a été directement confrontée aux non-dits et à la souffrance des femmes : comme l’inceste, l’adultère (évoqués dans la chanson « Ajedjig »), la stérilité, le manque de tendresse, le machisme de la société Kabyle. « Elles m’ont donné énormément. Elles me racontaient tout. Tout ce qu’on cache, elles, elles me le livraient, sans gêne. Elles m’ont beaucoup inspirée dans le choix des thèmes de mes chansons, m’ont appris des poèmes avec lesquels j’ai fait un recueil que j’espère faire publier un jour. Grâce à elles, je me suis imprégnée de culture berbère. Pour les faire dormir, je n’avais besoin d’aucun somnifère. Je chantais et elles, elles dansaient, entraient en transe, puis sombraient dans un sommeil de plomb. »

Elle a activement participé aux émeutes de Tafsut Imazighen, le "printemps berbère" de 1980. Elle fut une des rares artistes à s’engager sur le terrain, auprès des étudiants révoltés, sur le campus de Oued Aïssi, encerclé par les forces de l’ordre : "Nous les filles, nous fabriquions les cocktails Molotov que les garçons balançaient sur les CNS" se rapelle-t-elle en riant. Mais elle a aussi été témoin de la sauvagerie de la répréssion : "A l’hôpital psychiatrique nous avons accueilli un homme qui avait été torturé par les gendarmes. Ils l’avaient littéralement castré à coups de rangers. Que dire, sinon qu’il n’avait plus rien d’un homme ?" dira-elle avant d’ajouter « même chez nous nous ne sommes plus chez nous ». Evidement cette image révoltante renvoie à la société kabyle totalement émasculée, où des militants ont préférer taire sans broncher les viols de jeunes filles par les forces de l’ordre à la cité universitaire de Tizi-Ouzou durant ce même printemps 1980. Si les hommes Kabyles sont « impuissants » à protéger leurs femmes, pourquoi cet excès de machisme ? D’ailleurs Malika ne s’en laisse pas compter et brave les interdits de la société patriarcale kabyle : "Je n’en ai toujours fait qu’à ma tête, à Tizi-Ouzou je ne me gênais pas pour m’attabler au café avec des amis, même si ça choquait beaucoup de gens".

L’exil

Les années 1980 passent, avec leurs lots de harcèlements policiers, de gardes à vue arbitraires, et de lettres anonymes. Elle se lie d‘amitié avec le légendaire Matoub Lounes. Elle interprètera même Azru Laghriv (le rocher de l’absent) avec lui. En 86, elle enregistre avec Takfarinas la femme du Moudjahid. Elle devient une méga-star de la chanson kabyle, remplissant les stades non seulement à Tizi-Ouzou ou Bgayet (Béjaia) mais aussi à Alger ou Oran, ville dont elle garde un excellent souvenir : "Des chanteurs de raï comme Cheb Hasni sont venus à mon concert. Même si ils ne comprennent pas les paroles en kabyle, ils savent apprécier la musique."

En pleine explosion de l’islamisme en Algérie, elle se rend dans les Aurès avec d’autres militants berbéristes de Kabylie. Elle découvre un public totalement acquis à l’arabo-islamisme : "Les gens nous jettaient des noyaux de dattes sur scène, il a fallu longuement leur expliquer que nous nous battions aussi pour eux."

En 1994, quelques jours avant l’enlèvement de Lounès Matoub, par un supposé groupe islamique armé, elle a dû fuir la Kabylie, terrorisée par une série de menaces. Il est même arrivé que de mystérieux individus cherchent à s’introduire chez elle.

Ces 12 années d’exil en France, loin de sa terre natale, sont un vrai calvaire pour elle : 12 années de souffrances. "Je suis comme une plante, explque-t-elle lorsqu’on m’arrache à ma terre, je dépéris. Moi, sans ma Kabylie, je me sens mal." Lors d’un gala à Rome elle est même victime d’une inexplicable détresse et ce à quelques pas de la prison dans laquelle, bien des siècles plus tôt, Jugurtha, l’Agellid symbole de l’éternelle résistance amazighe, est mort de faim. En 2001, Malika s’occupe des centaines de blessés de la terrible répression du « Printemps Noir », le dernier crime du régime arabo-islamiste d’Alger, arrivés en France pour se faire soigner. Ces images de chairs lacérées, d’os brisés et d’esprits saccagés la bouleversent à nouveau ! Là encore elle dit « même chez nous, on n’est pas chez nous ».

Mais la où d’autres auraient sombré, elle trouve le courage de continuer à avancer. Cette force, c’est la même que celle de la petite écolière qui séchait les cours d’arabe donnés par des coopérants moyen-orientaux incompétents et surpayés. C’est la même force que celle de la lycéenne qui disait « non » à Boumediene là où des vétérans de la guerre d‘indépendance, toute honte bue, lui remettaient le « Burnous Blanc » devant les caméras de l’unique télévision d’Etat. C’est aussi la force qu’elle a puisée auprès des nombreuses femmes de l’hôpital psychiatrique de Tizi-Ouzou.

En 2003, alors que les heurts entre jeunes et forces de l’ordre se sont à peine tus en Kabylie, elle est en pointe , avec le chanteur Takfarinas, de la contestation contre l’année de l’Algérie en France (financée par le contribuable français, d’origine kabyle y compris), à laquelle participe sans vergogne d’autres artistes soi-disant kabyles comme Aït Menguelet.

Malika décide de redescendre dans l’arène, et après une tournée triomphale en 2004 à Montréal, puis à Rome, elle assure un retour fracassant sur la rive sur de la Méditerranée dans la salle Ibn Khaldoun d’Alger pour défier les « journalistes enfoulardées » en tenant une conférence de presse en tenue de cow-boy et ridiculiser les chanteuses libanaises régulièrement invitée à Ibn Khaldoun aux frais du contribuable algérien et « incapables de remplir une salle ». Depuis, elle est retournée chanter plusieurs fois en Kabylie, sur sa terre natale, à Tizi-Ouzou et Bgayet : "Parmi les miens, c’est là que je me sens bien". Un hommage spécial lui à même été rendu cette année par les habitants d’Azazga.

Finalement la Malika Domrane qu’on aime est toujours intacte, cette femme forte et entière à la voix de velours, qui n’a pas sa langue dans sa poche et ne cherche même pas à dissimuler son mépris pour le machisme et pour cette sous-culture « arabo-islamiste » qu’on tente d’imposer de gré ou de force aux Kabyles.



La Chronique du [CyberKabyle].

05 mars 2008

L'autonomie revendiquées par les élus de Bejaia

Selon le quotidien algérois, l'Expression du 03 Mars 2008, l'économie de Bejaia est sinistrée.

La première session ordinaire de l’APW de Béjaïa a été marquée, hier à son ouverture par l’allocution de son président qui a brossé un tableau noir de la situation générale de la wilaya. Un tableau contesté par le chef de l’exécutif qui a tenu, par ailleurs, à faire quelques mises au point. Tout en estimant que la wilaya de Béjaïa «a des atouts certains et multiples et ne demande qu’a prendre son essor.»

Les intervenants notent que «aujourd’hui, elle est stigmatisée, marginalisée, isolée politiquement et socialement, martyrisée et meurtrie dans sa chair». En un mot, «elle est écartée du schéma directeur national et du développement économique».

L’APW de Béjaïa veut pour preuve «la délocalisation peu cavalière de la raffinerie d’El Kseur, la sous-classification de l’aéroport, le rétrécissement et le cloisonnement du port, la liaison chimérique de Béjaïa à l’autoroute Est-Ouest et enfin la substitution aux forceps du tourisme au profit d’autres...». Et de s’interroger: «Où est la place de Béjaïa dans ce million de logements?». Quant à la pénétration du gaz de ville «avec un taux de 17% nous fermons très certainement la marche», ajoutent les intervenants qui reviennent aussi sur l’implantation des directions régionales dont certaines «frisent carrément la provocation sinon la hogra, à l’instar de la direction régionale des Douanes et celle de l’EPB». «Les Bédjaouis sont unanimes sur la nécessité de restaurer et de préserver leurs milieux naturels», soulignent-ils tout en estimant que «l’heure est à la reconquête». Pour ce faire, il est préconisé une volonté politique qui s’illustrera par «la définition des zones touristiques, le classement de Béjaïa en zone prioritaire nationale». Unique façon de mettre fin à «l’état de sous-développement et de déstructuration dans lequel se trouve notre wilaya» jugent-ils. Et de conclure qu’«au-delà de la nécessité admise d’un plan de rattrapage pour la mise à niveau de la wilaya, nous revendiquons pour notre wilaya un plan de financement conséquent à l’image des plans de financement du Sud et des Hauts-Plateaux».

Dans sa réaction, le wali contestera les propos tenus par rapport à la raffinerie qui, dira-t-il, «n’est pas délocalisée puisqu’elle n’a jamais été localisée à Béjaïa qui reste une wilaya parmi les quatre en course» et de rappeler «les 75 milliards de dinars alloués à la wilaya, le barrage de Tichy haff et les PCD qu’on n’arrive pas à consommer dans les délais» pour battre l’argumentaire de l’APW.


Selon la Dépêche de Kabylie, autre quotidien ... algérois, "Les élus veulent un plan spécial et une autonomie".

Cela fait sourire (jaune) les responsables de l’Administration. C’est véritablement une refondation de l’Etat que revendique l’APW de Béjaïa : une sorte de réorganisation qui emprunte au schéma des Conseils régionaux français, un accroissement des prérogatives des élus et une plus grande autonomie organique.

Même si la littérature de l’auguste assemblée use de mots très « softs », il n’en demeure pas moins que le contenu est celui d’une revendication démocratique décentralisatrice.

Concrètement, l’Assemblée populaire appelle au terme de sa session ordinaire du printemps, clôturée avant-hier, à une plus grande autonomie pour la wilaya de Béjaïa ainsi qu’un « plan spécial » de développement.

Cette autonomie impliquerait une implication active des élus dans le processus de développement « notamment dans la définition des priorités tant locales que régionales (PSD, PCD, etc.) et l’intégration des élus APW dans les comités techniques de Daïra », est-il écrit dans la résolution qui a sanctionné cette session. Pour précision, PSD signifie « plans sectoriels de développement », élaborés dans les bureaux capitonnés d’Alger.

Autonomie, c’est- à-dire aussi « l’implantation dans notre wilaya des directions régionales relevant de sa compétence », indique la résolution de l’APW. Il faut savoir en l’occurrence que certaines directions administratives continuent toujours d’être domiciliées à Sétif, la wilaya-mère de Béjaïa.

La wilaya traîne par ailleurs d’immenses retards de développement, selon le P/APW. « Le rapport présenté par le wali relatif au bilan des réalisations de l’année 2007 confirme la situation de malaise général partagé et décrié par l’ensemble de la population de notre wilaya », souligne Hamid Ferhat. Le taux de consommation des crédits demeure de l’ordre de 40%. Ainsi et considérant que « le rééquilibrage des investissements revêt un caractère prioritaire », l’APW en appelle à un « plan spécial de financement » pour « l’arrimage de notre wilaya au développement national. »

L’APW qui remobilise aussi une vieille revendication du FFS appelle à la prise en charge de la Garde communale sur le budget de l’Etat et sa dotation d’un statut. Et dans une allusion à peine voilée au méga- projet de Rebrab à Oued-Agrioune à la « transparence la plus totale » dans la création des zones d’expansion touristiques.




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L’huile d’olive de plus en plus chère

Selon le quotidien à prétention économiques "Le Maghreb" du 5 mars 2008, "L’huile d’olive de plus en plus chère".

Le prix de l’huile de l’olive a connu ces derniers temps une forte hausse et atteint désormais les 400 DA. A Sétif, Jijel ou encore en Kabylie, les prix pratiqués diffèrent, certes, mais restent tout de même élevés si on les compare bien entendu, aux prix pratiqués il y a une année. Pourtant, la production de l’huile d’olive est en augmentation de près de 70% par rapport à la saison dernière (2007), mais cela n’a pas empêché une envolée. La hausse est presque de 30% par rapport à la saison précédente. Les raisons de cette augmentation des prix sont multiples. Dans certaines régions, comme Kabylie, il y a la rareté du produit. Les incendies et la sécheresse ont causé des pertes considérables à la filière oléicole. Il y a aussi les mauvaises conditions de la cueillette des olives. Par conséquent, les rendements sont faibles.

Un élément important à ne pas perdre de vue également, à savoir la flambée des prix des huiles alimentaires et végétales sur le marché mondiale.

La solution reste celle de la promotion et du développement de la filière oléicole.
C’est ce qu’ont fait les pays qui se hissent au top du classement des producteurs de l’olive et de son dérivé l’huile d’olive. On trouve l’Espagne au premier rang. Un pays héritier d’une culture oléicole assez ancienne et riche.

Le patrimoine oléicole mondial étant d’environ 830 millions d’oliviers, l’Espagne avec, à elle seule, 300 millions d’oliviers, couvrant deux millions d’hectares, soit 27% de la superficie mondiale d’oliveraies et environs 260 variétés d’oliviers cultivés, est le 1er exportateur de la matière dans le monde, où entre 750 000 et 1,5 million de tonnes d’huile d’olive produites annuellement et 300 000 et 600 000 tonnes exportées vers les 5 continents ainsi qu’une distribution dans plus de 100 pays. Pour l’huile d’olive en vrac, les principaux pays qui achètent en Espagne sont principalement l’Italie, la France, le Portugal et le Royaume-Uni.

Pour l’huile d’olive embouteillée, parmi les principaux pays qui achètent en Espagne figurent l’Australie, les Etats-Unis et le Japon.

Hors de la CEE (Communauté économique européenne), les principaux pays producteurs sont la Turquie, la Syrie, la Tunisie, le Maroc, l’Algérie, la Palestine et la Jordanie. Une même disparité s’observe pour la consommation d’huile d’olive. Ce sont les Grecs avec 24 kg qui en consomment le plus, suivis des Espagnols 10 kg et des Italiens 11. La consommation d’huile d’olive dans les pays de l’Europe du Nord étant beaucoup plus faible.Dans la rive sud de la Méditerranée, le Maroc, classé après la Tunisie, a produit en 2007 plus de 120 000 tonnes d’olives, contre 104 000 tonnes en 2006, soit une hausse de 13%. Selon les chiffres de l’Office régional de la mise en valeur agricole de Tadla (ORMVAT), cette quantité devrait permettre la production de 10 000 tonnes d’huile, en hausse de 17% par rapport aux 7 600 tonnes produites en 2006.En Algérie, la production d’huile d’olive a atteint pour l’exercice passé, un peu plus de 35 000 tonnes et celle de l’olive de table 80 000 tonnes. Comparée à celle de la Tunisie, la production de l’Algérie en huile d’olive ne représente qu’un tiers. Il faut donc doubler d’effort rien que pour s’aligner sur nos voisins qui aspirent de plus en plus à grignoter des parts de marché en Europe et aux Etats-Unis, où l’huile d’olive vierge est très demandée. Nous pouvons le faire nous aussi. Pourquoi pas ?






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REEDITION Lounès Matoub Rebelle (éditions Stock)

Les éditions Stock viennent de rééditer le livre de Lounès Matoub, chanteur berbère assassiné le 27 juin en Kabylie, et dont le meurtre est revendiqué par un chef dissident du Groupe Islamique Armé (GIA). "Je veux continuer à exister et à chanter en toute liberté. L'Algérie islamique n'existera pas", disait-il à la fin de ce livre, paru en 1995. "Puisqu'ils n'ont pas réussi à me briser en quinze jours de captivité, je leur prouverai, nous leur prouverons, que nous sommes plus plus forts qu'eux. Rien ne pourra nous arrêter. Notre combat est juste et noble. Nous ne laisserons personne nous abattre. J'en fais le serment", ajoutait-il. Le 9 octobre 1988, un gendarme lui avait tiré à bout portant cinq balles de Kalachnikov. Le 6 août 90, il avait été poignardé dans l'enceinte même d'une brigade de gendarmerie. Le 25 septembre 94, il a été enlevé par le GIA, puis jugé et condamné à mort par le mouvement clandestin armé. Il vivait depuis la plupart du temps en France. Un chef dissident du GIA, Hassan Hattab, a revendiqué l'assassinat du chanteur, qualifié "d'ennemi de Dieu", dans une embuscade en Kabylie.

La République des Lettres, jeudi 1 avril 1999

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